Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 18:01

 

 

DAISY DURIEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(3) - LA DAISYRADE...suite

 

Gil Durieux est un vieux beau au physique agréable attirant les plus belles femmes d'un simple regard. Un homme trés élégant que la vie n'a pas gâté, élevé et entouré de femmes, il n'a jamais su et on lui a toujours caché qui était son père. Sa mère souvent absente, c'est sous l'emprise d'une vieille tante et d'une grand mère autoritaire qu'il grandit avec une haine démesurée pour sa mère à qui il reproche de n'avoir jamais été à ses côtés. Elle lui a rendu visite qu'une seule fois, il avait alors 6 ans. Il garde constamment dans son portefeuille le seul lien qui l'unit à sa génitrice, une photo jaunie par les années. Une mère trop belle, trop dure, trop autoritaire a t'il entendu dire dans les rares conversations qu'il a épiées, caché derrière une porte chez sa vieille tante...

Ce sont les larmes aux yeux qu'il va s'imaginer,seul la nuit, la tête enfouie sous sa couverture, la personnalité de sa maman et l'endroit où elle peut bien vivre. Il va l'aimer autant qu'il la hait. Son équilibre nerveux n'y résiste pas. A 10 ans, période où les enfants de son âge se réunissent dehors pour jouer, il traîne seul, marche de longues heures le dos accolé contre les murs du voisinage arborant un regard perçant, un demi sourire dessiné au bord des lèvres qui semble indiquer : "Je vais me venger quand votre heure viendra". Un mauvais présage sans doute. Nul ne l'a pris au sérieux ce pauvre Gil.

Fréquentant l'école de son quartier, les seules bonnes notes qu'il ramène concernent le dessin. Ses professeurs repèrent néanmoins en lui une véritable passion pour cet art. A peine rentré chez lui, il s'enferme à double tour et passe ses soirées à dessiner des bouches de femmes, avec un seul modèle qui ne quitte pas la petite table qui lui sert de bureau : la photo du visage de sa maman sur laquelle se dessine de magnifiques lèvres pulpeuses, cette bouche qui hante indégnablement ses nuits.

Il ne s'intéresse qu'à une seule sorte de lecture, les revues et magazines truffés de magnifiques créatures dont il découpe scupuleusement les bouches qu'il colle dans une sorte de cahier intime. Une obsession.

Les années passent. Il grandit toujours habité par ce sadisme, cet érotisme, ce mystère dans lequel il se complait.

L'ambiance à la maison n'est pas au beau fixe. Ses deux "mères" sont continuellement en train de lui faire mille et un reproches, mais il baisse les yeux et se tait, marmonnant tout bas. Les seules sorties qu'il s'octroie, c'est attelé sur sa bicyclette flambant neuve chez le diffuseur de presse du coin où un paquet de revues l'attend chaque jour. Gil n'est pas aussi bête qu'il en a l'air. Il a réfléchi et en a conclu qu'il devait conquérir ce monde qu'il hait en devenant un notable. Et pour devenir ce notable tant vénéré et respecté, il faut qu'il réussisse...

Une nuit sans sommeil, il eût une idée lumineuse.. Il repassa dans son esprit les images de ces longs moments où il raclait les murs des rues avoisinnantes avec son dos. Un flash ! Comme par enchantement. Ces murs de bétons allaient bouleverser sa vie. Il deviendra architecte. Oui, bon sang ! Un grand architecte !

Dés lors, il prend conscience de son sort et se mit avec acharnement à travailler studieusement et obtenir les meilleures notes, à la joie des ses "mamans" qui ne comprirent rien au changement soudain de personnalité de Gil.

Un autre projet mûrissait dans son esprit. Il se fit le sermon de bâtir une maison de maître qu'il baptiserait "La Daisyrade".

Pourquoi ? Parce que le seul renseignement qu'il avait obtenu concernant sa mère était son prénom : Daisy.....

 

 

 

Par KIFKEUF - Publié dans : LA DAISYRADE
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 17:56

 

 THE MUSIC HALL

 

(2) - DAISY, LA DESIREE...suite

 

Daisy, une brune ténébreuse, pulpeuse laissant dépasser de délicieux morceaux de chair, est danseuse dans le célèbre cabaret le "Music Hall", que les vaillants hommes fréquentent pour un dernier verre, histoire de se rincer les yeux avant de regagner leurs foyers.

Elle se produit quasiment nue devant des centaines d'yeux à qui ils ne manquaient que la parole. Aguicheuse, divinement belle, elle cherche le grand amour, collectionnant des aventures sans lendemain.

Il ne se passe pas un soir sans que le parterre de sa loge soit jonché de multiples bouquets de fleurs, de cadeaux agrémentés de mots enflammés qu'elle ne prenait pas toujours le temps de lire jusqu'à ce fameux soir dans sa loge, alors qu'elle se déshabille avec son amie de toujours, Suzan..

"Daisy, on a frappé"

"Va ouvrir Suzan !"

"Bonsoir Miss Daisy. Je m'appelle Gil. Je vous admire depuis longtemps. Je suis présent tous les soirs au fond de la salle. Je ne vous embête pas plus longtemps mais sachez que j'ai mis ma Rolls à votre disposition, là dehors. Allez y si vous voulez avec votre amie. Mon chauffeur est à votre disposition et tous vos désirs seront des ordres..Vous pourrez aller dans les magasins, vous offrir tout ce que vous voulez gratuitement...Je reviendrai dans une semaine alors profitez en bien ! Bonne soirée.."

Il baise délicatement les mains des ces charmantes dames et disparaît soudainement.

"Daisy, viens voir par la fenêtre. Regarde cette magnifique Limousine blanche. Il dit vrai le bougre !"

"Attends Suzan. Je me méfie de cet homme. Nous ne le connaissons pas. Et qui dit que ce n'est pas un piège ? Tu te rapelles de ce Charles qui t'avait enlevée et tabassée ?"

"Daisy mais tu es folle ? Qu'est ce qu'on risque ? Ce mec a disparu. Il nous offre une soirée en Rolls ! On pourra s'offrir tout ce qu'on veut aux frais du Prince...Allez ! Allons y je t'en prie !"

"Humm !! C'est vrai que c'est tentant. Crois tu que je vais enfin pouvoir m'offrir cette magnifique fourrure dont je rêve depuis des années ? Laisse moi réfléchir et sers moi un verre !"

"Je t'en prie Daisy..On pourra même faire un saut chez ta mère qui s'inquiète de ton sort. Tu pourras lui prouver que tu as réussi et qu'elle n'a aucune inquiétude à avoir !"

"Bon, bon, tu as gagné !"

"Je t'adore Daisy, à nous la belle vie, trinquons à ce charmant inconnu bourré aux as !"

"Allez vite, on va se faire une beauté !"

La Rolls est toujours stationnée en bas. Le chauffeur trés élégant est adossé au capot, fume un cigare et attend sans s'inquiéter.

"Mademoiselle Daisy ? Je suis Georges, votre chauffeur. Monsieur Gilles m'a donné les consignes et tous vos désirs sont des ordres. Entrez ! Une bouteille de champage vous attend à l'intérieur !"

"Enchantée Georges ! Je vous présente mon amie Suzan !"

A suivre...

 

(Crédit photo : Verdeau)

 

Par KIFKEUF - Publié dans : LA DAISYRADE
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 22:33

(1) - L'HUISSIER DE LA MORT...suite

 

Mon Dieu ! Depuis combien de temps plus personne ne vit ici ? L'adresse est la bonne..Une maison de maître vouée à l'abandon à vous en flanquer la chair de poule..18 Rue des oiseaux...La Daisyrade, nom de cette magnifique demeure apparement desertée depuis bien longtemps....

Un portail rouillé saccagé par l'érosion, la boîte aux lettres inondée de courrier transformé en détritus et des factures en pagaille. Ces factures qui ont déclenché toute l'affaire. Un énorme cadenas entoure la serrure du portail. Le propriétaire des lieux, un certain Gil Durieux, reste introuvable. L'huissier présent devant ces grilles se creuse la tête, perplexe, mais il a l'habitude de "faire ce sale travail" à notre place. Maître Dubois fait un signe de la tête au serrurier qui l'accompagne. Son bleu de travail truffé d'outils, il choisit une grosse pince coupante, serre les dents, gonfle le torse, et d'un coup net libère la voie.

Il ne reste plus qu'à Maître Dubois à pousser d'un coup de pied le portail, évitant ainsi de salir son éternel costume trois pièces gris.

Impressionnant ce jardin...Tout en friche. Complètement laissé à l'abandon. Bizarre. Personne à l'horizon. Un calme terrorisant règne dans l'air. Au fond du jardin, enfouie sous les branches tombantes, une niche de chien en piteux état. Pas de chien en vue.Un immense parc entoure la demeure bourgeoise..

Un vieux véhicule fourgonnette couvert de poussière est en train de mourir au vu des pneus dégonflés, indiquant qu'il y a belle lurette qu'il n'a pas roulé.

Où sont partis les habitants de cette maison ? Personne ne semble s'en être soucié au village.

Que peut bien nous réserver comme surprises macabres cette maison fantôme ?

C'est le rapport que j'ai commençé à taper tant bien que mal sur cette foutue vieille machine à écrire qui grinçe à chaque pression sur les touches dont les lettres fondent au fil du temps.

"Alors Miss Daisy ! Vous êtes sûre que vous nous avez tout dit ?"

Elle me provoque cette garce en jouant avec ses deux doigts qu'elle engouffre entre ses lèvres produisant volontairement des bruits mouillés !!

Ses yeux semblent en dire long mais elle n'est pas trés bavarde la Daisy. De l'autre main, elle se caresse les genoux que des bas résille retiennent.

Par KIFKEUF - Publié dans : LA DAISYRADE
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 15:43

JAMES KANIGOUH - Présentation

 

James. Mon nom est James Kanigouh. Je suis black. Je tiens à le préciser, vous ne pourriez pas le deviner. C'est drôle tiens. Quand il s'agit d'un blanc, nul besoin de dire qu'on est blanc. J'ai remarqué que les blacks manifestent leur couleur avec une désolation presque naturelle, presque regrettable comme s'ils se sentaient obligés de respecter ce devoir.

J'ai trente deux ans et je suis un keuf de chez keuf. Ma vie n'est pas extraordinaire mais je tenais à vous la faire partager par le biais d'un journal que je mets à jour régulièrement...

En rentrant chez moi, je me suis familiarisé avec mon rituel quotidien. Je vis seul. Mon plateau dîner ne se sépare jamais de mon bon vieux whisky. Après avoir avalé un sandwich vite fait, je m'allonge sur le canapé et je me les repasse tous un par un...

Mais qu'est ce qui peut bien leur passer par la tête ?

Merdeeeee !!!!  Plus de sky !!! Me voici dans la cuisine en train de râcler les fonds de bouteilles. A force des les vider une par une, j'ai enfin réussi à récolter ma dose...Cette dose magique, fascinante, celle à qui je fais du charme au point d'en perdre cette virilité qui fait frémir tant d'individus..Je me prosterne devant ce verre, cette compagne de quelques instants qui me transporte inéxorablement dans les méandres de l'amosphère de la mort, du sang, de cette violence pour laquelle je passe ma vie à comprendre...C'est fou ce que je peux me lâcher sans aucune retenue, jusqu'à prendre le temps de me gratter les couilles en savourant ce moment que les meufs haîssent. Si seulement on pouvait leur en coller une paire, elles n'en seraient que sensuelles jusqu'à nous rendre fous...Celle qui me dira un jour :

"James ! J'adore quand tu te grattes les couilles !"

Alors ce jour là !!! 

Putain, je commençe à plâner moi ! M'faut encore ma dose moi...

Mais qu'est ce qui peut bien passer dans leurs veines à ce moment là ?

Je me rappelle de cette horrible affaire que j'ai trouvé dans les archives du commissariat : Meurtre à la Daisyrade.  

Un fait divers monstreux qui me donne la chair de poule en parcourant ce vieux dossier......

Par KIFKEUF - Publié dans : kifkeuf
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